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Paysage fromager unique de part sa diversité,
avec ses vedettes, mais aussi une multitude de petits producteurs, la Provence
se taille une belle place sur les tables du soleil. Les chèvres et brebis sont
l’essentiel de la production, mais de plus en plus de jeunes, loin de l’image
« baba-cool » des années soixante-dix, s’installent et recréent les tommes d’antan.
Le banon, une star parmi les stars. Fromage de chèvre crémeux à souhait, d’une
saveur incomparable, le banon se taille une belle part de marché. Reconnaissable
au premier coup d’œil, vêtu de ses feuilles de châtaignier, ce fromage de caractère
est trempé dans du marc en cours d’affinage, ce qui lui donne son goût inimitable. |
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| La Provence
entre avec le troisième millénaire dans une ère de maturité. Les stars du paysage
viticole sont toujours là, mais une multitude de petits domaines offrent des vins
exceptionnels. Hors des sentiers battus, les vins de pays ou les mono cépages
jouent avec allégresse sur des registres encore inexplorés. Vinifications biens
maîtrisées, œnologue conseil, les vignobles peuvent prendre leurs aises. En bref,
on travaille moins en quantité mais plus en qualité avec de nombreux domaines
qui s’approchent des normes « bio ». Les femmes entrent en nombre dans le milieu
de la vigne, souvent avec passion et justesse du ton. Alors que cet âge nouveau
soit le siècle du respect de la terre et du plaisir des sens, les deux allant
souvent de pair. | |
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- Miel « Nectar de Provence »
L’histoire des abeilles
est une histoire de nomades. La vie des apiculteurs et de leurs chères abeilles
est rythmée du printemps à l’automne par les transhumances qui les mènent sur
la route de la lavande, en passant les thyms, romarins et autres essences de la
garrigue. Certains remontent loin dans les contreforts alpins vers les forêts
d’acacias ou de sapins. L’apiculture est une affaire de passion. Ils sont nombreux
à pratiquer cet art en second métier ou même en activité de loisir. De part la
richesse des terroirs et des herbes et fleurs qui s’épanouissent sur son sol,
la Provence est certainement le pays du miel. |
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| « L’essence de
la cuisine provençale » A l’heure de la cuisine « santé », l’huile d’olive s’impose
comme le produit de base de la cuisine des rivages méditerranéens. Mais dans le
sud, elle a toujours été l’essentiel des recettes traditionnelles. Si la Provence
n’est pas un gros producteur en quantité, elle demeure une des régions du monde
qui donne qui donne naissance aux meilleures huiles d’olives. De la Drôme provençale
aux olivaies du Comté de Nice, les petits terroirs produisent de pures merveilles.
L’histoire de l’huile d’olive commence par un paysage peuplé d’arbres aux feuilles
délicates qui se parent au printemps du blanc argenté de leurs fleurs et se couvrent
l’hiver venu des célèbres Aglandeau, Bouteillan, Cayan, Salonenque, Grossane ou
Béruguette. Lumière d’hiver filtrant au travers des filets oranges et verts, qui
nappent chaque année le sol des olivaies, silhouettes des paysans qui dansent
dans les arbres leur gaule à la main, autant d’images qui évoquent ce liquide
aux reflets d’or que la Provence nous offre chaque saison. Les peignes vibrants,
qui servent au gaulage, ont progressivement remplacé les gaules en châtaignier,
mais l’olivade (cueillette des olives) est toujours un moment de partage, de joie
et d’échange. Les moulins traditionnels sont progressivement remplacés par des
installations modernes où, normes européennes obligent, la centrifuge est reine.
Mais quelques irréductibles défendent encore les moulins d’antan. Il faut savoir
que la production d’un litre d’huile nécessite cinq à huit kilos d’olives ! |
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La lavande est partout dans ce haut pays,
des collines et des plateaux aux premiers sommets alpins. Elle marque le paysage
de Haute-Provence de son empreinte colorée et parfumée. Elle en est le symbole
universel reconnu puisque le chef-lieu des Alpes-de-Haute-Provence, la petite
ville de Digne-les-Bains est considérée comme la capitale de la lavande. |
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| Durant l’hiver, des
hommes et des chiens s’attardent près des chênes pubescents sous lesquels ne pousse
aucune herbe. Ils cherchent des truffes, les diamants noirs appelés « rabasses
» en provençal. Ce champignon souterrain parfume agréablement volailles, farces
ou pâtés. En plus grande quantité, il entre dans la composition de la brouillade.
La truffe pousse à l’état naturel mais est aussi obtenue par la plantation de
chênes ensemencés préalablement. Avec une production variant de 2 à 4 tonnes,
le département des Alpes-de-Haute-Provence est le troisième producteur de truffes
de France. |  |
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| On dit que l’aïoli est
le « beurre des Provençaux ». L’ail est pilé au mortier avec une pincée de sel.
Il faut d’abord ajouter les jaunes d’œuf, puis faire couler l’huile d’olive peu
à peu. L’aïoli « prend et monte » comme une mayonnaise. Les puristes préciseront
que le véritable aïoli ne contient pas d’œuf, mais q’une pomme de terre écrasée
le remplace avantageusement. Il se consommait seulement le mercredi des Cendres
et s’accompagnait comme aujourd’hui de légumes bouillis et de « merluche », la
morue salée pochée. L’aïoli contemporain est un mets plus fréquent. Le meilleur
se déguste sous une tonnelle ombragée par une journée ensoleillée. Et n’oubliez
pas de mettre le rosé au frais ! |
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| Débarqués au pays
des fontaines au XVIe siècle, ces délicieuses barquettes de pâte d’amande enrobée
dans une pâte sucrée, parfumée à l’eau de rose, font partie du patrimoine de la
ville d’Aix-en-Provence. Le bon calisson doit être onctueux et fondre dans la
bouche, sinon il perd toute sa saveur. |
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| D’Apt aux confiseries
des gorges du Loup, la tradition des fruits confits se perpétue à travers une
Provence cherchant, l’hiver venu une manière de se réchauffer le cœur. Les fruits
arrivant de toutes les régions du Sud, sont transformés par les mains expertes
de cette poignée d’irréductibles, passionnés par leur métier. Les figues viennent
du Var, les prunes et les cerises d’Apt, les abricots des contreforts des Cévennes.
C’est une mosaïque de saveurs illustrant les terroirs des rives méditerranéennes
qui se transforment en une foule bigarrée de confiseries extraordinaires. |
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| Spécialité de la Haute-Provence,
la tapenade est un condiment provençal fait d’olives noires, de câpres et d’anchois
dessalés écrasés avec de l’huile d’olive et des aromates. |